[Focus] Pour les familles, une rentrée scolaire sous le signe des économies

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La rentrée scolaire rime avec dépenses. Entre les fournitures scolaires, les frais de scolarité et les  nouveaux habits, les parents tentent de résoudre ces équations en cherchant plusieurs alternatives.

Soda Seck fait le tour des étals en compagnie de ses trois enfants en cette matinée. Cette mère de famille a pris d’assaut le marché ‘Dior’ des Parcelles assainies pour acheter des habits à ses bambins en prélude à la rentrée des classes. Après un bref coup d’œil un peu partout, elle finit par trouver son bonheur chez un vendeur de vêtements pour enfants. La coiffeuse achète quatre ensembles à 8.000FCfa. Elle compte se procurer tout ce dont elle a besoin pour la rentrée dans ce marché pour une bonne raison. «Les temps sont durs et les tarifs sont abordables», estime-t-elle. Une manière de faire des économies dans ces périodes de conjoncture économique. La jeune femme avoue faire très attention aux dépenses en cette période souvent sources de tracas pour bien des chefs de famille.

« Je ne me suis pas pris la tête .J’avais mis de l’argent de côté pour gérer les inscriptions et les autres frais», a fait savoir Lamine Diop .Le quadragénaire a inscrit ses deux enfants dans des écoles publiques afin de ne point se préoccuper des mensualités. » Cela me permet de faire des économies», affirme ce sieur assis devant sa maison sise à l’unité 18.Le père de famille estime que les parents doivent choisir leurs priorités et ne pas tout faire pour inscrire leurs enfants dans des écoles qui ne sont pas dans leurs moyens.

Des systèmes tout trouvés

Trouvé dans son bureau à Ouakam, Mademba Ndiaye a une façon bien particulière de préparer la rentrée des classes. Père de deux enfants  étudiant dans une école privée de la place, M. Ndiaye opte pour le phasage des dépenses. C’est une manière pour lui d’éviter certains désagréments.
«J’ai un plan stratégique bien déterminé en prélude à la rentrée. Par exemple, c’est  à la fermeture des classes que je commence à préparer les équipements. J’achète un stock d’habits au mois de juillet, les sacs en septembre et les fournitures scolaires en octobre. Je fais comme s’il n’y avait pas de vacances », avoue le père de famille. Ce système  évite au sieur de  débourser 300.000FCFA  voir 700.000FCFA d’un coup.

La vie est chère et selon le quinquagénaire, cela se reflète même dans le système scolaire sénégalais. Cet état de fait s’explique d’après le sieur par « un petit laisser-aller ». Il parle même  de l’absence d’une autorité de contrôle, de régulation ou de pondération. « C’est la raison pour laquelle les vendeurs font tous ce qu’ils veulent à leur convenance», conclut-il.

En plus de cela, M. Ndiaye dénonce le fait que chaque école fixe ses tarifs sans aucun critère. Ce qui est une liberté, une déréglementation. Le père de famille fustige aussi les  pratiques de certains chefs d’établissements qui fixent le prix des fournitures sans se soucier des parents. Ces raisons expliquent d’après lui toutes les difficultés auxquelles font  face les parents.

Un casse-tête de taille

Ousmane Diémé est  père de deux enfants. Le parent d’élèves n’a pas encore trouvé de l’argent pour aller inscrire ses enfants à  l’école demain. Selon lui, le concept ‘oubi Tay et jang tay’ est impossible pour ses enfants car il peine déjà à trouver les moyens même s’il compte les inscrire dans cette école. « C’est très difficile pour nous surtout dans ce contexte actuel ou tout est cher. Les temps sont très durs », se plaint-il. Le père de deux enfants doit débourser 83.000FCFA et 37.000 FCFA pour les inscriptions et 44.000 et 37.000 pour les fournitures. En dépit de la cherté, l’argent à donner pour leur petit-déjeuner et déjeuner, il veut offrir la meilleure éducation à ses chérubins. « C’est une très bonne école car on y apprend l’arabe et le français en même temps », relativise-t-il .

« Ce n’est pas facile pour nous qui avons  beaucoup d’enfants »,a fait savoir Aminata Ba. La mère de quatre enfants avoue avoir du mal à gérer les dépenses. « On a augmenté toutes les fournitures scolaires sans compter les sacs et les habits à acheter », se désole la gargotière. Elle se dit très angoissés pour les dépenses qu’elle aura à faire pour ses enfants. Aminata a déjà calculé 20.000FCFA pour Les fournitures ,21.000FCFA pour les inscriptions. Par rapport à l’habillement, la dame n’y pense même pas. «Actuellement je n’ai pas la tête à leur habillement. Les inscriptions et les fournitures seulement me suffisent», confie-t-elle d’un air dépité.

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